Le 6 novembre dernier, l'inimaginable s'est produit : une maison de Pompéi s'est entièrement effondrée, rongée par l'humidité et sans doute faute de soins réguliers. Depuis plusieurs années, tous les spécialistes, archéologues, restaurateurs, conservateurs du monde entier tirent la sonnette d'alarme : Pompéi est en danger de disparition graduelle, en raison du passif d'entretien de centaines de maisons dégagées depuis plus de deux siècles et d'une fréquentation touristique exponentielle (deux millions de visiteurs en 2009) qui ne semble pas un argument suffisant pour réhabiliter les bâtiments les plus dégradés. Mais la cité romaine n'est pas la seule menacée. Partout en Italie, des musées et des sites sont sur le fil, menacés de fermeture faute de crédits et parfois aussi, de fréquentation suffisante. L'Italie est le pays au monde qui compte le plus de sites classés au Patrimoine de l'Unesco. Rencontre avec Alix barbet, directrice de recherche honoraire du CNRS, archéo-logue, spécialiste des peintures romaines, familière de Pompéi et des problèmes de restauration.?Elle signait cet été un article pour Archéologia, dans lequel elle rappelait les menaces qui planaient sur le site antique.
Auteur : Propos recueillis par Crançon (S.)
Magazine : Archéologia n° 483 Page : 4-5
Date : 01/12/2010
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