Archéologia n° 550
L'homme de Néandertal en Normandie

N° 550 - janvier 2016

7,50 €

ISSN : 0570-6270

Pour ce numéro de début d'année 2017, Archéologia vous propose une présentation du site du Rozel en Normandie. Vous y découvrirez une étonnante dune de sable où Néandertal a laissé des traces de pieds et de mains ! Révélée en 1967 par l’érosion littorale et rongée par la mer, la dune a fait l’objet de fouilles de sauvetage depuis 2012. Daté entre 110 000 et 80 000 ans, ce site apporte un éclairage nouveau sur la manière dont se nourrissaient les populations néandertaliennes.

L'exposition du mois vous entraînera, elle, au sud du Yémen, vers une terre qui fascina le monde antique par sa richesse légendaire. Le musée des Antiquités de Bâle (Suisse) nous invite à parcourir les royaumes du sud de l’Arabie qui ont construit leur prospérité sur la production et l’exportation massive d’encens.

Tout aussi lointain, l'Afghanistan regorge de trésors archéologiques. Construit sur une mine de cuivre exploitée depuis l’Antiquité, le site de Mes Aynak abrite un site bouddhique, révélé par des fouilles préventives menées depuis 2009. Au moment où vient de s’achever la conférence d’Abu Dhabi, il illustre l’urgente nécessité de trouver un terrain d'entente entre le développement d'une économie solide dans les pays en reconstruction et la sauvegarde culturelle et scientifique du patrimoine.

Retour en France, et plus précisément à Rouen, autour du « monument juif » retrouvé sous le palais de justice. Mis au jour en 1976, ce bâtiment médiéval de style roman comprenait de nombreux graffitis hébraïques. Ces derniers donnèrent naissance à des débats passionnés sur la fonction de l’édifice, qualifié de maison, de synagogue ou d’école. Bien que fondamentaux, ces discussions ont fait oublier l’architecture du monument. Quarante années après, nous proposons une analyse architecturale de ces vestiges afin d’en présenter une restitution, qui manquait jusqu’à présent.

Enfin, notre rubrique Vie quotidienne vous propose une promenade dans le jardin égyptien de pharaons qui connut son apogée au Nouvel Empire, et plus particulièrement sous la XVIIIe dynastie.

Bonne lecture à tous et nos meilleurs voeux pour cette année 2017 !

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Peu de matériaux ont exercé une telle fascination sur les hommes que le précieux métal jaune. Symbole d’éternité en raison de son caractère inaltérable, renvoyant à l’astre solaire par son éclat et sa brillance, l’or devint dans maintes civilisations l’incarnation du divin, l’emblème du pouvoir, du prestige social et de la fortune. Faisant suite à l’exposition Bijoux des toits du monde (2012) qui s’intéressait aux parures tribales égrenées le long de la route de la Soie, la Fondation Baur de Genève invite à un autre voyage tout aussi passionnant : celui des voies maritimes empruntées par les marchands arabes, indiens et européens en quête d’or, de pierres précieuses et d’épices. À travers trois cents pièces d’exception issues de deux collections privées, le visiteur chemine ainsi de la péninsule arabique jusqu’à l’archipel des Philippines, en passant par l’Inde du Sud et l’Asie du Sud-Est, tout en découvrant une myriade de cultures, de religions et de langages artistiques. Cristallisation des superstitions et des croyances, ces bijoux racontaient les mythes des origines et scandaient les différentes étapes de la vie. Ils sont désormais les derniers témoins de grands empires éphémères et parfois oubliés…

Auteur : Geoffroy-Schneiter (B.)

Magazine : Archéologia n° 550 Page : 66-69